Elle est pas belle la vie ?

des zinstantanés de zénitude ... (Vos photos sont les bienvenues ;-) )

mardi 8 juillet 2008

80 - Bonjour, et bon appétit !

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Bon, alors, c'est Barack Obama qui, comme promis, rend visite à Mahmoud Ahmadinejad, sur la petite île de Kish, au milieu du Golfe Persique.

Les corps diplomatiques sont tendus comme des arcs à la perspective de cette rencontre historique, et proposent en concomitance aux deux représentants de se rencontrer autour d'un bon repas, car comme le dit Claude Berri: "L'on est plus affable à table!".

Mahmoud et Barack entrent donc dans la pièce du banquet, protocolairement synchronisés, accompagnés d'essaims de conseillés aux desseins conjugués, contournent la table, l'un dans le sens des aiguilles d'une montre, l'autre dans l'autre, lorgnent fiévreusement la pièce du boucher, puis se toisent quelques secondes d'un regard perçant, s'arment  d'un sourire ravageur et sans bouffer leur mot, se serrent la pince et lancent:

- "Salam" - "Hi".

...

désolé :-)

Elle est paluche la vie?


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lundi 9 juin 2008

79 - Ode à Olga !

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Alors oui, nous vivons au rythme routinier des drames routiers, des tragédies hypnotiques de fléaux climatiques; bien sûr, une journée sans nouvelle d'Amy est comme une télé sans "Friends"... mais comme le disait si bien Balavoine: "Toute la misère du monde n'est rien à côté d'un adieu!"

Rantanplan et Rintintin, Milou et Scoobi-doo sont en deuil ... Olga, la chienne de Michel Drucker, s'en est allée faire un tour le 2 juin dernier, en nous abandonnant prosaïquement sur le bord de la route.

Désormais tenue en liesse par l'archange Gabriel, tu n'arpenteras plus les couloirs du studio, toi la gardienne des arcanes de l'audiovisuel.
Tu avais apporté ta griffe si particulière sur la façon de s'alanguir en chien de fusil sur le fameux divan de velours rouge ... ton "doggy style" fera date, ô, reine de la banquette.

Le forum de Télématin lui dédie un post mortem rempli d'émotion et de dignité, dont voici u n extrait pour allécher le chaland: "Il restait une pomme sur mon pommier. Est-ce le vent, est-ce le ver devenu trop lourd ?"  -> par ici la sortie

Si vous frétillez de connaître toute l'actualité animalière des pipoles, si vous vous languissez d'infos croustillantes sur l'anaconda de Thierry Henry, ou le chien-loup de Johnny -->


origine de la photo -- Ici, les moulineaux


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lundi 19 mai 2008

78 - Le passeur !

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Tes yeux se perdent dans le vague.
D'où vient cette envie de flotter?
D'une fin de septembre aux Egades,
Aux grains que Dante aurait pu rêver?

D'une crique aux formes immuables,
Mais qui perd et se joue des marées;
L'attente peut être tolérable,
Mais si elle reste partagée.

Tes amours sont toujours aussi fortes,
Que les quarantièmes rugissants.
Mais il faudra un jour que tu portes
Tes gloires et défaites aux quatre vents.

Et tu vois s'approcher une barque.
Tes yeux s'accrochent à ses reflets.
Sa proue se cambre sous le charme
Des vagues qui ne savent que danser.

Un décor et tout ton cœur s'emballe;
Il ne faut sûrement rien ajouter.
Un élan te porte sur le sable;
Tes pensées sont prêtes à naviguer.

Tes amours sont toujours aussi fortes,
Que les quarantièmes rugissants.
Mais il faudra un jour que tu portes
Tes gloires et défaites aux quatre vents.

origine de la photo -> ici

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mercredi 7 mai 2008

77 - Retour vers le futur antérieur !

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Les Compagnons de la Croix Rousse et le 9ème Plan  ---> réservation ici

1er chapitre: Entrée en scène

Le parquet venait d'être ciré jusque dans les jointures, et la patine luisait sous les pas des nouvelles pointures de la scène théâtrale parisienne.
Ainsi, "Doc" Gauthier était aux anges, car il aimait glisser sur ses tirades aussi aisément que sur les planches, armé d'un débit bien huilé qui faisait un tabac, et chaussé de ses sempiternelles Doc Martens.
Il y avait de bonnes vibrations dans ce théâtre "L'Archipel" et une saine émulation était partagée avec ses partenaires, Laurence, Caroline, Ruthy et Jonathan. Monter une nouvelle pièce sur Paris était une aventure stimulante et chacun mettait de l'ardeur au labeur, les répétitions allant bon train, dans des vapeurs de sueurs positives.

Sur le côté de la scène, "Doc" observait le jeu en cours, en compagnie de Caroline et Ruthy. Jonathan venait juste de faire son entrée, à l'acte 3, et, s'approchant du terrible divan, vantait à Laurence, vautrée:

- "Je n'ose croire, ma dame, en l'expression de vos sentiments distingués! La force de vos assertions affectives me va droit au cœur, et pour aller droit au but, si vos ravages se rapportent à votre plumard, je me confond dans l'espoir d'atteindre votre cœur, après votre corps, pour que nos nuits sans sommeil éclairent mes journées sans soleil!"
- "Pfiouuu, mon seigneur, que de simaleu ... samil ........ slimal .... simalgrées! Allons plutôt dans ma bibliothèque verte, que je vous enf..."

STOOOOOP!!!

-"Bon sang, Laurence! "Simagrées"!!!! C'est pourtant pas compliqué à dire!! Et puis c'est "rose", pas "verte"! Ça aurait quoi, comme intérêt, qu'elle soit verte, la blibi ... blobi ....... blibli ... raaaah, BI-BLI-O-THEQUE!!??
Bon sang, je comprend pas! Ta diction et ta mémoire étaient parfaites jusqu'à aujourd'hui! Je te rappelle, mais c'est bon pour tous ici, que la première a lieu dans 1 semaine, et que c'est pas le moment de me faire des ablutions buccales."

Clémence venait de remettre les esprits et les syllabes à leur place, mais ce ne devait être que temporaire, car quelques répliques plus loin, les séismes onomatopéiques prirent de l'ampleur pour secouer les quatre autres artistes, et elle ne put faire autrement que de lever la séance pour la pause déjeuner.

L'ambiance était cependant primesautière, et ce n'étaient certainement pas quelques dysfonctionnements labiaux qui allaient mettre à mal le moral de la troupe! La pièce était chauffée de dialogues diaboliquement décorés de délires dissolus, peaufinés aux ptits oignons pour coller aux attentes du public parisien.
Clémence savait qu'elle était attendue au tournant, après le succès de "La philosophie dans le couloir", sa précédente pièce, jouée à guichet fermé. Du coup, ses comédiens étaient au taquet et les tickets tous vendus en pré vente.

La troupe se rendit au chinois d'en face sous une pluie soutenue, pour se remettre des tribulations des répétitions et mastiquer un bon riz gluant, et après avoir mené la matinée à la baguette, Clémence s'adoucit un peu à la vue des boulettes de viande, et finit par s'apaiser complètement devant les nougats au sésame et boules-coco. 
Rassasiée et regonflée, l'équipe était prête à en re-découdre avec les dernières retouches du script. La sortie des artistes se fit sous une pluie désormais battante, le temps virant à l'orage. Complètement trempés mais soudés par leur bonne humeur, ils zigzaguèrent entre les éclairs lézardant la rue, pour s'engouffrer dans leur théâtre. Sans perdre leur entrain, ils sautèrent sur scène et se repositionnèrent pour l'acte 4.

"Doc" prit une inspiration, un air sombre et tonitrua à l'attention de Ruthy:

-" Je ne suis pas content, Justine! Lorsque tu as donné mon rasoir à aiguiser au rémouleur, il était encore capable de trancher une pomme, et maintenant, je n'arrive même pas à couper une motte de beurre avec!! Qu'as-tu à répondre à cela, Justine?"

-" ... "

STOOOOOOP

-"Bon sang, qu'est-ce qui se passe encore? Ruthy!! Tu es censée répondre quelque chose là non? Tu as perdu ta voix ou quoi? On va pas s'en sortir si ça ....... ".

Clémence venait de voir l'homme qui semblait dormir dans le canapé et qui avait été la source de l'aphonie de Ruthy!
Interloqués, la troupe n'osait bouger, de peur de voir se réveiller l'inconnu, mais un silence pouvant être éloquent, l'individu se mit à remuer, grogner et maugréer quelques sons endormis.
Il se retourna, entrouvrit un œil  et se rendit alors compte de la présence des comédiens!

- "Mmmh, salut les gens! Ça s'passe?"

Après quelques secondes suspendues dans une atmosphère surréaliste, Clémence prit la parole:

-"Non mais, vous êtes qui? Qu'est-ce que vous faites sur ce canapé??"

-"Ben!? Chuis Nazim, le pote couchsurfer d'Agnès! J'viens juste d'arriver de Toulouse, là, chuis mort. Du coup, j'ai pas prévenu, mais j'ai préféré m'installer direct sur le canapé pour reprendre des forces! M'en voulez pas j'espère!? En tout cas, elle me l'avait bien dit, Agnès, qu'il était moelleux, mais alors, là, franchement, top, c'est le premier que je vois d'aussi nickel! Merci encore pour l'échange! Goûtez-moi ce petit canapé! Non, mais sérieux, goûtez le ... un régal! Aaaaaah, elle est canap la vie?"

fin du premier chapitre

 

Merci à Laurence De Greef, Ruthy Devauchel, Caroline Marti, Nazim Baba Moussa, Gautier Pougeoise, Jonathan Semo et aux souliers vernis d'Agnes pour leur participation ;-)
Leur pièce, "Célibat par intermittence", se joue depuis 2 ans, et fera une pause à partir de fin mai. Il est donc encore temps d'aller passer un bon moment de théâtre et d'humour dans une salle super conviviale ---> réservation ici


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samedi 3 mai 2008

76 - Hic Files !

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Une aventure de Dana Scoobi:

"... et le dernier film de Moody Allen, 'To look Jung', ouaah, le top!!
Bon, c'est un peu 5ème degré, mais en gros, ça raconte les dernières années du psy Carl Jung, vivant sereinement dans sa tour, au bord du lac supérieur de Zurich et écrivant les derniers chapitres de ses mémoires face au mouvement lourd et lent du lac. Donc, au début, on le voit en train d'écrire, les jours passent et sont apparemment identiques les uns aux autres. Et puis, après 10 minutes, un élément extérieur vient perturber sa retraite paisible. Je peux te décrire cet événement, parce qu'il en survient une bonne vingtaine par la suite, tout aussi surprenant.
Sur ces 10 premières minutes, on ne reconnaissait pas trop la patte de Allen avec ce rythme lent et intimiste, mais la cocasserie événementielle entre ensuite en scène pour ne plus quitter la pellicule, jusqu'à la fin.
Donc, je te raconte la scène ... imagine le vieil homme, qui a quand même posé avec Freud les bases de la psychanalyse, couchant paisiblement par écrit comme un testament ses convictions et conclusions les plus profondes sur le sujet, jusqu'à ce bel après-midi de septembre au cours duquel des cris, provenant du lac, le sortirent de sa concentration.
Il se lève de sa chaise et aperçoit trois jeunes filles complètement nues dans une barque, à peine à quelques dizaines de mètres seulement de son rivage. Dans une ambiance primesautière, elles plongent alternativement dans l'eau, perçant la croûte molle du lac. Alors, forcément, il se demande ce qu'elles sont venues faire si près de sa propriété ... et pourquoi gottferdom elles sont si nues et si jolies?
Bref, pour résumer, on se rend compte par la suite que ces trois filles symbolisent les Parques et donc la destinée de Jung, qui sera confronté ensuite tout au long du film à la représentation physique de ses théories psychanalytiques.
Bien sûr, Jung est joué par Allen himself, génial comme dab dans un rôle torturé, et on pourrait presque dire que ce film ferait un bon dernier film de carrière, la concluant ainsi par cet apogée de l'obsession existentielle.
Non, franchement, à première vue, ce film là n'est pas facile d'accès, même si les effets comiques parleront à tout le monde, mais si on connait un peu l'oeuvre de Allen, il est tout simplement extraordinaire et logique à ce stade de sa filmographie
et donc ensuite ... "

Dana savourait le résumé de Nico d'une oreille attentive, tout en touillant mécaniquement son lait cacao coco Havelaar, sortant régulièrement la touillette pour en lécher le sucre, précieusement raclé et récolté au fond du gobelet. En cette morne et torve matinée de printemps, un câlin gustatif autour du distributeur de boissons était le bienvenu.
A son arrivée au bureau, un rapide coup d'oeil sur le planning de la journée lui avait en effet pompé net tout le capital bonne humeur, accumulé tout au long du trajet en écoutant Rires&Suçons, nouvelle fréquence radio pour adeptes de jeux d'O et d'esprits!
A l'instar de sa consœur Rires&Chansons, cette bande FM alternait sketches humoristiques et extraits audios de films et séries érotiques. Bien entendu, morale étant mère de sureté et de chasteté, une sécurité était présente au début de chaque émission, par le biais d'un message efficace:
"Si vous êtes âgé de plus de 18 ans, vous pouvez écouter, sinon, vous devez écourter!"

Dana essayait donc, par une pose atone, de faire durer cette pause "Page culturelle Cahiers du Cinéma" distillée - Elle est pas belle la vie?(Essai d'écriture subliminale) - par Nico à la mini assemblée de bourreaux de bureau, afin de se regonfler d'énergie positive.

Quand soudain !!!!!!

Pierrot s'éberlua:"Tiens, c'est troublant, j'ai cliqué sur "Café Espresso (Paysans exploités)", et j'ai eu un "Thé Citron", chuis vert!"

Pierrot étant l'un de ces habitués des podiums, régulièrement vainqueur des populaires tournois "Redresseurs de tordus", compétitions qui consistent à rendre parfaitement horizontal un tableau accroché au mur uniquement à l'aide d'un œil affuté, Dana supputa logiquement que le problème ne venait pas d'une banale erreur de touche, ou de bouche, mais bien du distributeur himself.

La curiosité aux aguets, elle s'approcha de la machine, introduisit fébrilement une pièce dans la pénombre inquiétante de l'orifice sans fond, d'où l'écho himself ne revenait pas, et choisit le même breuvage que Pierrot. Les secondes s'égrenèrent au rythme du café en grains dissout dans l'eau chaude ... sauf que ... cette fois encore, il s'agissait d'un thé citron fumant! Dammit!

A l'idée de ne pouvoir humer l'arôme moka non moulu, l'humeur des collègues redevint terre à terre, et, sur fond de mystère et de misère culturelle, la journée se traîna telle un décathlonien en manque de tonus le dernier jour d'une compétition sportive.

Le lendemain matin, Dana sirotait à nouveau son coco cacao, mais l'ambiance était nettement moins participative. Un an de présidence sarkozy et une journée sans café avaient eu raison, malgré l'oraison de la veille, de toute l'énergie d'une équipe.

Puis vînt le messie: Le préposé au ravitaillement du distributeur!

Nerveux comme lors d'un premier rendez-vous, le coeur des amoureux du café battait la chamade, n'osant parler et risquer de briser le charme d'un homme censé les délivrer du manque croissant de caféine.
Blafard, boule à zéro, en blouse beige, avec un écusson nominatif mal collé qui s'écornait, il remarquait à peine l'attente fiévreuse qui surchauffait la pièce, et répétait mécaniquement des gestes usés quotidiens.
Mais alors que la bête était éventrée, Dana remarqua que la colonne de distribution de café, indiquée par un autocollant, était bien remplie de grains torréfiés! Très intriguée, elle se rapprocha pour examiner le mécanisme. Humm, à priori, aucun problème d'échange de thé à la place du café! Le souci devait donc venir d'ailleurs!

-"Veuillez m'excuser, monsieur le préposé, mais y aurait-il un moyen de voir plus en détail tout le circuit de distribution siouplé? Depuis hier, lorsque nous commandons du café, nous obtenons du thé!"
Maugréant quelques onomatopées inaudibles, le préposé se mit à ouvrir toutes les trappes de la machine.
Mais aucun dysfonctionnement n'était apparent. Le mystère s'épaississait.

Dana semblait désemparée face à la bête souffrant d'une maladie inconnue. Mais à l'instar d'un Dr House, piégé dans ses retranchements et cherchant une lumière, un fil conducteur, la solution explosa aux yeux de Dana lorsqu'elle vit Pierrot s'essayant à recoller les coins de l'écusson du préposé!

Mais bien sûr!! Un autocollant!! Arf, la solution était évidente, sous ses yeux depuis le début! Elle se retourna prestement et s'approcha au plus près des autocollants qui permettaient d'identifier les colonnes de distribution. Ils avaient l'air anormalement neufs. Elle tenta d'en décoller un, en s'acharnant bec et ongles, mais ces derniers étaient trop courts, dûs à sa passion du piano. Pierrot vînt à son secours et tout en minutie, décolla lentement l'autocollant du café, découvrant ainsi un second autocollant, mais avec une photo de Thé cette fois-ci ... et une inscription surprenante en police "Comic Sans MS", taille 4, juste en dessous:

"Les Thé Roristes ont frappé!"

Dana interrogea le préposé qui visiblement ne comprenait rien à l'affaire, et refermait déjà le panneau après avoir interverti le contenu des colonnes de thé et café.
La vérité devait être ailleurs et elle se jurait bien d'en découvrir le fin mot!
Mais en attendant, comme un bon Astérix & Obélix qui se termine toujours par un banquet, la joie du café retrouvé prit le dessus et cet épisode se termina sur ce tableau de liesse populaire, Pierrot ayant contribué à le remettre d'aplomb.

Dana venait de résoudre une partie de l'énigme, mais il lui restait maintenant à découvrir qui était derrière cette machination de la machine à café! Qui étaient ces "Thé Roristes"? Son équipe était passée à deux doigts du suicide collectif et il s'agissait de dénicher les coupables, afin d'éviter tout drame futur.

To be continued ...

Merci ptite soeur pour ta première participation, tu m'as donné du fil à retordre ;-) bee zzz


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jeudi 1 mai 2008

75 - Mai, où es-tu ?

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Où es-tu ?

Nous sommes à la recherche de ce petit bonhomme!
Si quelqu'un l'a vu, qu'il fasse signe à la rédaction de EEPBLV Magazine! Nous sommes inquiets!

L'a-t-on poussé à un commettre crime quelconque?
Quels beaux dégâts a-t-il bien pu faire?
Se serait-il retrouvé à 7 contre 1 à la sortie d'un bar?
Aurait-il buggé et fugué, un brin de muguet entre les fesses?
Aurait-il oublié son permis de conduire dans un slip quelconque, ce qui l'aurait empêché de rentrer  chez lui?

Yannou, si tu nous r'gardes ...

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lundi 28 avril 2008

74 - La famille Pierrafeu !

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Aaaaaah, le soleil est revenu!! Il n'était donc pas mort!!
Il apporte à nouveau sa douce chaleur, accompagnée d'un bon rosé de Provence (ou d'un bon pastis ou encore d'une Stèlla, c'est selon les goûts) et d'amis paisibles, autour d'une pierrade!!
De belles tranches de bacon grillées dessus-dessous, sur une pierre chauffée de lumière divine, dans un frémissement imitant à vue deuil les papilles enjouées et des canines qui les croquent fort, des oeufs tout juste libérés et s'éclatant très bas dans une gerbe de pétales blancs et jaunes.
Et pour parfaire cette cène, une croquante salade de pissenlits assaisonnée d'une huile de lin, seule, sans vinaigre, ni pignons.

Elle est pastaga la vie ?

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dimanche 27 avril 2008

73 - Donibane Lohitzun !

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De temps en temps, il est bon de se faire un ptit retour aux sources.
Car le risque d'un blog est, comme pour toute entreprise un tant soit peu ambitieuse, de se fourvoyer, de perdre la fraîcheur initiale, pour devenir une usine à posts, passant d'une forme proche d'un facteur de campagne, à celle d'un livreur Fedex désincarné.
Pour ce blog, mis à part la thématique des pieds croisés, l'idée initiale était surtout de montrer des zinstantanés de zénitude absolue, ces matérialisations de bouffées de bonheur qui explosent soudainement dans des situations que l'on souhaitait solitaires, mais qui au final ne demandent qu'à être partagées.

Un rayon de soleil au jardin du Luxembourg, un calme olympien sur les hauteurs de Santorin, une brise parfumée sur une plage des Salines, en Martinique, un repas sur une terrasse sur les hauteurs de Bruxelles, une sieste sur une plage désertique des îles Andaman, et là, un après-midi tranquille sur la plage du fort de Socoa, en compagnie de Juliette et Mitch ... d'ailleurs, pour ceux qui ne savent pas où aller pour les ponts de Mai -> ici

Elle est pas belle la vie?

Allez, encore merci à tous les participants pelliculés de cette année passée ... et à ceux  à venir, car pour confidence, il y a une vingtaine de photos d'amis en stock, et une trentaine d'autres d'origines diverses. 

Et au passage, un bon anniversaire à Mag, collaboratrice prolifique de ce blog ;-)

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vendredi 25 avril 2008

72 - Pussycat Rolls !

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Alors y a Victoria Beckham qui va rejoindre les Pussycat Dolls le temps d'une représentation au Caesar's Palace de Las Vegas ... cette news n'a l'air de rien, de prime abord, mais si celle qui n'a jamais de posh sous les yeux accepte de participer à un tel show, c'est qu'il y a derrière cela une affaire de balles bien particulière, et c'est EEPBLV Magazine qui va vous en révéler le fond.

Quitter le Real de Madrid pour la Real TV US était une idée de Vicky. Elle sentait en effet poindre la fin de la carrière sportive de David, et ne voulait pas d'un husband hasbeen. Pour redonner un coup de fouet à l'icône, elle proposa d'enjamber l'Atlantique (Non! on ne refera pas la blague des Nuls sur Stéphanie de Monaco souhaitant avoir un pied à Paris et un à Monaco. De toute façon, il ne pleut jamais sur les Açores, la blague tomberait à l'eau) pour cravacher le marché américain.
Spots, sunlights, talk shows, parfums, voyages, mannequins, strings ... bref, elle connaissait toutes les ficelles pour habiller le devant de la scène avec l'image glamour de leur couple.

Seulement, si grâce à elle, David eu un contrat en or pour intégrer le Los Angeles Galaxy club, il n'était pas question que ses pieds foulent autre chose que les tapis rouges des cérémonies show biz, et Vicky veillait au bon grain malgré certaines défenses du mari.
Car finalement, sous ses airs métro' jet', le Dave était un vrai sportif, et le grand nenfant qu'il était n'oubliait pas que c'est le plaisir de jouer à la baballe qui l'avait accompagné et soutenu depuis l'âge de ses 8 ans. Et là, ben, il s'ennuyait de sa passion de jeunesse. Lorsqu'il essaya d'en faire part à Vicky, elle sortit derechef sa cravache pour reconvaincre son dada.
Alors, dans un style offensif que l'on n'avait plus l'habitude de voir chez lui, il proposa à son tour un marché:

- "Tu ne veux plus que je joue? Ok, alors, il y aura un gage! Pour la peine, je veux te voir remonter sur scène!"
- "Hein? Ah non! Jamais!" vitupera-t-elle
- "Bon, alors, demain, j'irai jouer au foot, na!"

Après quelques cartons rouges, bottes en touche et autres arrêts de jeu, Vicky céda à la demande de son mari, et recontacta les ex Spice Girls pour se reformer et remonter sur scène. Mais les années avaient passé, et l'alchimie n'opérait plus. Les répétitions furent catastrophiques et les crêpages de chignon non stop firent capoter le projet. Les tournées furent annulées et Vicky ne put donner satisfaction à Dave.

Celui-ci ne renonça pas pour autant à son idée. Ayant vu Paris Hilton se payer un show avec les Pussycat Dolls pour son anniversaire, il eut alors l'idée de faire monter Vicky sur scène avec ce groupe d'anthologie.

- "Mais siiii, j'te jure, mamoune, c'est supra hype d'être sur scène avec elles!! Y a eu Christina Aguillera, Charlize Theron ! Non sérieux, ca peut le faire grave!"
- "Mais bon sang, pourquoi est-ce que tu veux absolument que je fasse une scène???"

Après quelques secondes de silence, Dave finit par lâcher le morceau:

- " Ben ... vu que tu ne veux pas que je joue à nouveau, si tu montes sur scène, j'aurais un peu l'impression de rejouer en te voyant faire du playback!"


désolé :-)

Elle est pas back la vie ?

 

au passage, allez voir le site de Victoria Beckham, sa truculence en vaut le détour --> ici


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mercredi 23 avril 2008

71 - The StoryTelling of Tori Spelling !

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Leurs cernes étaient lourds et luisants de fatigue, doublée d'une ivresse des profondeurs nocturnes.
Les pupilles en tête d'épingle pour supporter les chocs stroboscopiques de leurs écrans 21 pouces, et des néons, tremblants sous une clim poussée à fond.
Les papilles étaient sèches d'un prêche déblatéré à longueur d'heures à des interlocuteurs américains dont le laxisme intellectuel se justifiait par la surtaxe de cette assistance informatique téléphonique.
Cela dit, l'audace technique de ces opérateurs en ligne ne s'aventurait elle-même pas beaucoup plus loin que l'enclos sécurisant de la 'symptoms checklist', reçue lors de leur courte formation technique à l'"Indian Institute of Science" de Bangalore.
Leur rôle était surtout de fournir implicitement un accompagnement psychologique à des néophytes bâtés, suite à de sérieuses perturbations mentales, liées aux nouvelles technologies:
Une fenêtre windows s'ouvrant trop brusquement au goût du pacemaker d'une octogénaire du Wisconsin, la touche "Enter" du clavier n'obéissant que de manière erratique ou sporadique aux injonctions martelantes d'un élève du lycée de Columbine, une souris tétraplégique glissant mal sur le tapis en liège d'un ébéniste mormon bravant les interdits de ses ordonnances évangéliques, et c'est une légion de névroses qui déferlait ainsi aux portes de ces cellules de crise psychologiques offshores.

Et pour être à même de bien conseiller, encadrer et rassurer une catégorie d'américains pour qui le langage informatique était de l'ordre du sanscrit, nos psychologues ès "Hautes Technologies" indiens avaient des ruses de sioux, portant leur professionnalisme à des sommets himalayens.

Ainsi, Tara Dutta était "Tori" depuis plus d'un an.
Cette jeune bengali de 21 ans était venue à Bangalore pour travailler dans un call center du sud de l'Inde, spécialisé dans l'assistance informatique pour l'Amérique du Nord.

Les correspondants américains ayant un besoin vital de confort social, il était tout d'abord impératif pour nos hotliners de parler parfaitement la langue de Shakespeare, à la sauce américaine. L'accent était donc mis sur ce perfectionnement, à base de stages de phonétique intensifs (les "Accent neutralization classes"), le tout  accompagné de longues heures de visionnage de séries US: Beverly Hills, Melrose Place, Desperate Housewifes, X-Files, 24 et autres actimels audiovisuels.
La moindre syllabe était scrutée, analysée et répétée, pour ensuite faire complètement illusion aux oreilles de texans ou autres wyomingites ayant une sensibilité auditive exacerbée.
Le package fourni par cette hotline comprenait également une disponibilité totale au fuseau horaire US ( des permanences de nuit suffirent cependant à résoudre ce léger inconvénient) et plus exotique encore: un nom d'opérateur aux allures et effluves labellisées 'USA'.
Et sur ce dernier point, toute liberté leur était laissée pour le choix de leur nouveau patronyme.
Ainsi, après des semaines passées à regarder des séries télé, on voyait tout naturellement fleurir des 'Brenda', 'Jack', 'David', 'Osmond' et autre 'Tori'.
Mais l'emballage ne suffisait pas!
En plus de la cerise sur le gâteau, il fallait que ce dernier soit également à la cerise! Il fallait l'intention et l'attention. Il fallait donner du vécu à ces américains, il fallait ÊTRE américain, partager leurs envies, leurs passions, leurs espoirs, leurs fantasmes, leur ego.
Le processus de mise en confiance commençait donc tous les jours par une séance de revue en ligne de la presse indigne: bulletins météo, résultats sportifs, audiences télévisuelles et autres chroniques de la peine ordinaire.
Les analyses des symptômes informatiques étaient donc délibérément et subtilement ponctuées de phrases anodines sur le printemps qui se fait attendre, les frissons qui parcourent l'échine sur un home run de l'équipe de baseball locale à la 9ème manche du match décisif du championnat cantonal, le projet d'agrandissement du diamètre des tuyaux du réseaux d'égouts de la ville, ...

Tara "Tori" s'identifiait chaque jour un peu plus à sa nouvelle personnalité. Elle rêvait d'Amérique et c'est l'Amérique qui venait à elle à la nuit tombée, pour s'enfuir comme une amante honteuse au petit matin, la laissant seule et épuisée face à sa condition d'émigrée immobile, pourvue d'un visa symbolique, valable uniquement le temps d'un appel téléphonique.

Isn't life beautiful?

Merci à Noémie pour sa participation du bout du monde

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mercredi 2 avril 2008

70 - Mister Bin !

bin

Les temps sont durs!
Hormis l'aspect climatique, les finances elles-mêmes ne sont pas au beau fixe.
La moindre barquette de Goyaves du Chili ou de Pommes-kangourou de Tasmanie affiche au compteur un bon 30€/kg.
Un simple appart de 30m²sur l'île de la Cité caresse la troposphère des 2000€/mois.
Faire le plein d'une honnête berline un minimum calibrée revient à 150€.
Si on veut faire une petite promenade de santé sur les glaciers d'Aysen en Patagonie, parce que votre médecin vous a préconisé l'air pur des Andes, et voilà, 5 000€ la semaine de trek.

Ah, ca ... la vie n'est plus ce qu'elle était était m'sieurs dames ... et on nous demande de faire des sacrifices ... mais on ne va quand même pas régresser au point d'égorger des poules ou brebis pour faire pleuvoir de l'argent!? Mais dans quelle époque vuitton ?

Mais si la dérive des consuméristes tend vers une révolution sociale à l'encontre des dirigeants politiques ou capitalistes inconscients, il est d'autres alternatives pour réapprendre à consommer :

http://www.freegan.fr/

Elle est poubelle la vie ?

origine de la photo -> ici

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lundi 3 mars 2008

69 - Sésame, ouvre-toi !

yann2

Le foot a ses victoires à la Pyrrhus ...
Des énergies folles dégagées en sueurs ou en cris, pour quelques secondes orgasmiques trop vite consommées et consumées.
90mins d'effort physique prolongeant le calvaire de muscles déjà froissés et de ligaments croisés postérieurs, laissant sur le cul puis sur la touche tout sportif qui roulerait mieux des mécaniques que du ménisque.

Le plaisir éphémère est à ce prix: une décharge non-stop de vigueur masculine, pour le plaisir d'yeux enfiévrés de voyeurs virils, venant assister aux ébats de 22 surhommes en tenue évanescente, tout comme le tout Versailles venait assister aux coîts officiels des rois de France.

Le rugby n'est pas en reste, avec ses légendes urbaines, ses allusions goûteuses, que l'on retrouve jusque sur des plaques cuivrées à l'entrée de vestiaires, véritables aubaines pour amateurs de glisse:

"Savonnette par terre, dur pour le sphincter!"

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bonus:

Allez, pour le plaisir, un ptit coup de David Chesterfield -> ici

Elle est pavot la vie?

merci à yannou de penser à ce blog, même dans le métro ;-)

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jeudi 7 février 2008

68 - Petit ca(na)illou !

samuel

Allez, zou, une chtite histoire pour le chtit caillou:

Paillasson le hérisson se frottait le museau contre les rebords rugueux d'une planche décloutée de l'enclos de la petite chapelle de Sainte Barbe, à Saint Jean de Luz. S'étant raclé la truffe dans les règles de l'art, il visa ensuite une belle écharde, assez longue et solidement arrimée pour la faire glisser entre ses piquants et se gratter ainsi le dos en des endroits inaccessibles et propices aux démangeaisons tatillonnes.

Paillasson s'étira à satiété, soulagé, et s'assis pour siester, face à l'océan. Son déjeuner de vers de terre avait été trop copieux et son ventre accusait le coup. La brise marine qui lui chatouillait les narines était la bienvenue car la chaleur post meridiem claquait toute velléité d'effort. Elle était paillasse la vie luzienne?

Plongé dans un rêve de cuirasses, notre polisson ne sentit pas monter la brouillarta, grand vent annonciateur de tempête au Pays Basque. La palissade hoquetta, tressauta puis toutes ses planches voulurent reprendre leur liberté en même temps, telles des garnements capricieux et trépignants à l'heure de la récrée. Mais le sommeil de Paillasson n'avait cure d'un peu d'agitation paroissiale. Il continuait de roupiller contre vents et marées.

Jusqu'à ce qu'une première goutte de pluie mélangée d'embrun termine sa course précipitée en explosant de joie sur la truffe du hérisson. Se hérissant l'échine, Paillasson ouvrit un oeil au pif. N'ayant pas suivi de cours de probas, il ne put apprécier la douce ironie de la nouvelle goutte de pluie qui choisit justement de tomber dans l'oeil ouvert. Définitivement agacé, il se résolu à se dérouler et dodeliner vers l'abri le plus proche. Bien lui en prit car quelques secondes plus tard, il tombait des hallebardes, bien meilleures duellistes que ses piquants. La tempête fouettait maintenant sans discontinuer la petite chapelle. Paillasson était quant à lui bien à l'abri sous son rocher, au sec; il patienta longtemps, très longtemps, le regard hagard, perdu dans les flaques, où les frasques des vers de terre lui inspiraient mets et merveilles.

Puis comme dans toute histoire classique pour les gosses, après la pluie, vînt le beau temps.

Le soleil commençait à peine à réchauffer le sol détrempé, que Paillasson avait déjà terminé son nouveau gueuleton de vers de terre.
L'air marin et la lumière estivale lui donnèrent ensuite envie d'une petite promenade. Il opta pour la digue! Il se prit un dernier ver pour la route, et descendit la colline en dodelinant, repu.

Les vagues étaient encore puissantes et certaines passaient par-dessus les blocs de pierre, dans un fosbury impeccable. Hypnotisé par le spectacle, il ne remarqua pas tout de suite la présence d'un objet rond au début de la digue, qui n'était pas là les jours précédents. Intrigué, il s'en approcha assez pour reconnaître un de ses congénères, roulé en boule, mais dont les piquants étaient bizarrement teintés de violet.

Il toussota légèrement, se racla un peu la gorge, et heureux d'avoir de la compagnie, se présenta, guilleret:

-"Bonjour, je suis Paillasson, le hérisson!"

Aucune réponse. Il fut un peu déçu de ce silence et s'apprêtait à réitérer ses présentations, quand une petite voix s'éleva de nulle part:

-"Bo ... bonjour, je suis Picotine, l'oursine!"

-"Vous êtes un oursine? Vous ressemblez plutôt à un hérisson qui a peur!" demanda Paillasson, surpris.

-"Tout d'abord, je suis une oursine, et ensuite, je ne sais pas ce qu'est un hérisson!"

-"Ben ... un hérisson, c'est ... comme moi!"

S'ensuivit un dialogue encore plus passionnant, au cours duquel Paillasson et Picotine se racontèrent leur vie respective, lui, adorant se dorer la pillule au soleil en sirotant un ver, elle, se faire caresser les flancs par l'écume salée des vagues, lascive sur un rocher chauffé par le soleil ... image qui piqua la curiosité de Paillasson.

Tout émoustillé par cette rencontre fortuite d'une demoiselle sa foi fort charmante, il dodelina un peu plus près de Picotine, en vue d'un accostage.
Malheureusement, une vague plus forte que les autres déferla soudainement sur la digue et balaya l'oursine, qui ne put se retenir au bastingage de leur amitié naissante, et fut emportée au fond de la baie de Saint Jean de Luz.

Paillasson se précipita vers le rebord et aperçu Picotine qui se posait en douceur sur le sable, au fond de l'eau. Il ne pouvait plus l'entendre et à l'idée d'avoir perdu une amie, une larme perla d'un oeil, et il rendit la goutte de pluie à l'océan.

Elle est Samuel la vie ? Si, si ... ici !

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dimanche 3 février 2008

67 - L'attitude héros !

mike

Un immense rideau vert luxuriant et ondoyant se dressait devant lui.
Bien décidé à découvrir le prochain acte de son périple, Mike Horn entra en scène, sans regard en arrière, avec toute la ferveur d'un acteur dramaturge sûr de son texte, et se réservant même le luxe d'une pointe de trac pour l'adrénaline.
A la différence d'un rideau classique, s'écartant au son des 3 coups de la Trinité, pour dévoiler une tranche de vie éphémère, celui-ci était vivant et ne s'ouvrait que pour céder la place à un nouveau voile, puis encore un autre, et ce sur plus de 3500kms: la forêt amazonienne.

Les nuits étaient vivantes, grouillantes des bruits d'une faune noctambule foisonnante. Témoin permanent de ces conversations inintelligibles et continues, le sommeil se faisait parfois attendre pour laisser l'esprit de Mike tenter de les décrypter. Mais des affaissements paresseux de troncs majestueux le lançaient abruptement sur de tout autre piste quant à l'interprêtation de ces bruits : ... une armée de bûcherons mandibulaires et de contremaîtres simiesques travaillant à l'ingénierie de la forêt.

Il avance, pénêtre et progresse toujours plus au coeur de cette partenaire malicieuse, qui lui réserve des répliques dramatiques à chaque pas. Comme cette anodine morsure de serpent qui donnait l'impression d'une éraflure, à première vue, mais qui le laissera aveugle et délirant de fièvre dans son hamac pendant 4 jours.

Pour lire un résumé du tour du monde de Mike Horn -> ici
"Latitude zéro" est l'un des exploits humains, physiques et sportifs les plus surprenants qui soit.
Et quand on découvre les défis ultérieurs de ce sud-africain, on peut d'ores et déjà le classer comme l'un des plus grands aventuriers de tous les temps.
"On ferme habituellement les yeux pour rêver, je préfère garder les miens ouverts pour vivre mes rêves!" Mike Horn

Bon, ok, c'est un peu grandiloquent, mais bon ...

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vendredi 4 janvier 2008

66 - Patriiiiiiiiice !

fond_bleu

Hommage à Patrice Devret, qui fête aujourd'hui ses 60 ans et qui pourrait déposer le brevet de la cool attitude! Merci patounet d'apporter du ciel bleu dans nos vies. On ne te croit pas toujours, mais c'est l'intention qui compte ;-)

Alors, pour les vieux fans du Mini Mag et de cette mèche ovni à la Jayce, aujourd'hui noyée dans une chevelure aussi grise qu'un trottoir, voilà l'un de ses reportages, diffusé sur TF1 en 1981 au journal de 13h ... eeeeh oui, c'est bien lui qui fit ce portrait de Bob "Jah" Marley, le lendemain de sa mort.

http://www.dailymotion.com/relevan [...] ai-1_music

Elle est patrice la vie?

origine de la photo --> ici

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jeudi 3 janvier 2008

65 - Janvier attaque !

DSC00389

Rose Demi rêvait de Lépine.
Ce concours mythique, qui avait décoré des inventions aussi prestigieuses et indispensables que le presse-purée ou le jeu des 1000 bornes, était le saint graal pour tout Geo Trouvetou dans l'âme.
Depuis que son père, le génial Pépin Demi, avait imaginé le célèbrissime parasol pour verre à cocktail, le virus de la création virevoltait en elle. La magie de ce petit parapluie de papier tournoyant dans un mélange de couleurs alléchantes hypnotisait toujours cette demoiselle de 29 ans. 

Après avoir déposé maintes idées, comme le gant de lecture à cale intégrée, qui permet de tenir facilement un livre d'une main, et de le garder suffisament ouvert sans plier la tranche, ou encore le boitier multi ports usb latéraux avec écran digital basé sur la techno Iphone pour permettre l'échange de fichiers entre deux clefs usb d'un simple glissement de doigt, sans système d'exploitation intermédiaire, Rose venait de mettre au point une invention aussi simple qu'efficace: Le parasol éolienne!

C'est en buvant un ptit jaune avec yannou sur une terrasse du bord de mer niçois, que Rose eu cette vision d'un champ d'éoliennes horizontales. La bise était douce et les toiles tendues sous le souffle du vent. Les parasols des tables tournaient harmonieusement dans un ballet de baleines balbutiant une sonate métallique maladroite.
Elle fit aussitôt un calcul énergétique sur la nappe et en conclut qu'une dizaine de parasols pourraient alimenter en electricité plusieurs maisons. On pouvait être gagnant en misant sur le mistral et l'intérêt du parasol éolienne était double car il protégeait également du soleil!

Elle est parasol la vie?

Bonne apnée à tous dans les eaux encore inexplorées de 2008, et merci à Mag pour cette nouvelle photo ;-)

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mercredi 2 janvier 2008

64 - Bonne arénophilie !

ar_nophilie

La recette du jour de Don Diego Dubiquite pour la nouvelle année:
Vous avez raté vos cadeaux de fin d'année? Vous n'avez pas vu de pupille qui brille à l'ouverture des paquets posés sur le parquet? Vous avez donc décidé de prendre le toro non plus par les cornes mais carrément par les cojones pour vous rattraper, et de vous y prendre dès maintenant en lui faisant une surprise du bout du monde, mais sans exploser le budget en plein vol?

C'est parti!
Prenez une région du globe qui fait fantasmer votre ami(e), par exemple, l'Antartique, et cherchez sur une carte une ville, village, bourgade ou base locale comme la station polaire Dumont D'Urville. Préparez des cadeaux sympas, par exemple en rapport avec le lieu, comme une bague avec un diamant ou plus romantique encore le dvd L'âge de glace 2, etc.! Accompagnez ce présent d'une belle lettre enflammée et surtout sincère ;-), en spécifiant que votre voyage en Antartique se passe nickel chrome mais qu'il fait un peu froid pour la saison, etc. Mettez le tout dans un petit colis et agrémentez-le de détails significatifs, comme des timbres rappelant le lieu ( -> celui-là par exemple  ), ou encore un tracé du trajet du colis sur une carte du monde, au dos du paquet. Vous pouvez appeler le service des postes de l'aéroport de Roissy pour avoir plus de précisions, mais le parcours logique est censé être: Paris-> Tokyo -> Camberra -> Hobart(Tasmanie)-> Dumont D'Urville.

Maintenant que votre paquet est fin prêt, adressez le à votre ami(e) en précisant FRANCE dans l'adresse.
Toute la subtilité de cette surprise réside dans l'idée suivante:

Mettez votre colis, accompagné d'une gentille lettre explicative, dans un autre colis, et adressez ce dernier à :
" Mr le Receveur des Postes
Dumont D'Urville
Terre Adélie
"

Le principe est en effet assez simple. Il suffit de compter sur la gentillesse du receveur des postes du lieu où vous êtes censé être allé, pour qu'il oblitère votre colis contenu dans le premier et qu'il le renvoie ensuite au prochain départ du courrier vers la métropole. Le cachet de la poste faisant foi, votre ami(e) ne pourra douter que vous soyez allé à l'autre bout du monde pour ses beaux yeux, du moins pendant quelques mins ;-)

Petit détail pratique, prenez en compte la durée du trajet aller-retour. Pour l'Antartique, l'idéal est d'envoyer votre paquet début novembre pour qu'il revienne Février/Mars. Et demandez également confirmation de l'adresse à votre postier préféré. Il faut en général renseigner une fiche de contenu de colis.

Voilà, tout est prêt pour une surprise marrante. Ca marche pour l'Antartique, donc, en toute logique, cela doit marcher pour d'autres destinations. Enjoy it ;-)

Cette idée a pour origine une pratique courant chez les arénophiles acharnés, qui, faute de pouvoir se payer des allers-retours aux coins les plus reculés ou inaccessibles du globe, envoient aux receveurs des postes des villes locales, des paquets contenant un petit flacon à remplir de sable ainsi qu'une lettre expliquant la démarche.
Il est en général de bon ton d'ajouter dans le paquet un ptit cadeau pour cette action de pure cordialité.

Elle estampille la vie?

PS: merci à valinette et à ma zahra pour leur réunion pédestre sur une plage de l'île Bourbon ;-)

--> site sur la base française en Terre Adélie

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dimanche 30 décembre 2007

63 - Du haut d'1m60, un grand siège vous contente !

sarko

On n'est plus tranquille nulle part, tiens!
Même sur les hauteurs de Bergen, l'image et la poigne de fer de Sarkozy nous suivent à la trace, à la hâte, et hantent, l'air de dire: "Tu la vois celle-là?"
Et que dire de ceux qui auraient voulu céder aux charmes de Charm El Cheick pour cette fin d'année?
Tout comme une bonne tourista de derrière les fayots ne vous laisse pas de répit lorsqu'elle côlonise votre flore intestinale, un président pantomime peut parasiter le quotidien par une agitation médiatique à outrance.

Une petite escapade nubienne pour une escalade pelvienne avec Carla ... ouah, vivement les vidéos volées et volant bas de leurs ébats sexuels sur YouTube ...
Sinon, effectivement, il y a LE mini scandale: les sandales payées par CB (Carla Bruni et pas carte bleue bien sûr) ... désolé ... plus sérieusement: le trajet Paris-Caire, effectué en jet privé, prêté par son copain Vincent!
Elle est pas bolloré la vie ?

Cependant, il faut clarifier certaines choses!!
Effectivement, un président ne doit pas entretenir des relations extra conjugales avec des industriels, car on peut dès lors soupçonner qu'il y aura des contreparties à ces largesses.
Mais pour sa défense, car OUI il faut le défendre quand il y a de bonnes intentions, si Nico a choisi l'Egypte pour ses vacances ... c'est justement parce que c'est une destination peu onéreuse à cette saison!!
Donc, notre président fait attention à l'argent public et veille à dépenser son salaire de fonctionnaire avec parcimonie, en achetant par exemple son séjour sur lastminute.com, pour choper des supers offres -> ici
Vous avez des doutes ?? Allez, la preuve ultime qui tue: le slogan du moment sur LM est:

"Dépenser moins pour partir plus!"

Louxor, j'adoooore !

Pour suivre l'actu presse de sarko -> ici

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lundi 10 décembre 2007

62 - conditio sine qua non !

06_11_07_1726

La politique de la chaise vide ... personne même pour faire un bingo blabla ...
Aaah, s'il pouvait y avoir une grève des réunions ...

à dans 3 semaines ;-)

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mardi 4 décembre 2007

61 - Moije !

06_06_07_1420

Moi je moi je moi je moi je moi je moi je moi je moi je moi je je je je je mooooooiiii, aaaaaaaaaaah je moi je moi je moi je suis moi je moi je moi je moi je moi je moi personnellement je moi je moi je moi je moi je moi je moi je moi je moi je moi je moi je moi je moi je moi je moââââââ moââââââ moââââââ je moi je moi je moi je moi je moi je moi je moi je moi je moi je moi je moi je moi je moi je moi je moi je moi je !

aaaaaaaah, cela fait du bien, un peu de nombrilisme primaire, après 60 posts de privations :-)

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