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Nina Persson était une acharnée de la nouvelle thérapie "Ramonâge", permettant de ralentir le vieillissement  cellulaire par une stimulation de la glande pinéale. Une action sur l'épiphyse, située au coeur du cervelet, avait depuis toujours été une opération délicate, et les nombreux traitements, tous de nature chimique, étaient assez contraignant à suivre; les effets secondaires suite à l'arrêt d'une cure allant de la douce dépression au cafard schizophrénique.

Jusqu'à ce qu'un réflexologue du nom de Pierre Gaudillot fasse une découverte aussi inattendue qu'agréable. Sa femme Cunégonde venait de lire une interview dans la revue 'Ok Opium' à propos d'une femme de 42 ans qui aurait apparemment retrouvé une seconde jeunesse par le biais d'une pratique sexuelle un peu originale: le "sucage" du gros orteil!

L'article était tellement 'vendeur' qu'elle voulut expérimenter aussitôt cette technique et se rendit au cabinet de son mari, par une belle matinée de novembre. Profitant d'un interlude entre deux consultations (il faut dire que le métier de Pierre était un vrai spectacle en soi), elle entra en sueur dans le bureau et mit illico presto son pied sous le nez de son mari.
Après lui avoir expliqué qu'un orgasme pour elle à midi, ce serait un orgasme pour lui à minuit, il s'humecta la langue en une micro seconde et aspira goulûment le gros orteil, heureusement dépourvu de panaris, agrémentant ses mouvements de va-et-vient par des petites morsures. Cunégonde prit son pied en 20 secondes, à midi pile poil, et son mari à minuit deux.
Au bout d'un mois de ce régime plantaire, Pierre se rendit compte que sa femme avait réellement retrouvé une nouvelle jeunesse, et en bon scientifique, il se pencha sur cette pratique du "sucage" d'orteil.
Il découvrit ainsi que le sucement longitudinal couplé à une pression (une morsure par exemple) très subtile de 800g/cm², permettait de stimuler la glande pinéale.
Après avoir élaboré une théorie et une épistémologie de la réflexologie en axant son étude sur ses recherches des liens entre le gros orteil et l'ésotérique "3ème oeil", il commenca à utiliser cette pratique avec ses patients.

Très vite, la nouvelle de l'existence d'une cure de jouvence naturelle se répandit à la vitesse de la lumière, et les médias s'en emparèrent, provoquant dans la foulée un phénomène mondial.

C'est ainsi que Nina Persson, matrone suédoise adepte des médecines douces, décida de se tatouer un 3ème pied sur le gros orteil, en référence à ce 3ème oeil qui lui procurait tant de bien.

Elle est panard la vie ?